L'obésité progresse dans le monde

Le 06/01/19 à 20:57

L’obésité progresse dans le monde

obésité

 

124 millions de jeunes âgés de 5 à 19 ans étaient en situation de surpoids et d’obésité en 2016, soit dix fois plus qu’il y a 40 ans. C’est ce qui ressort d’une étude menée par l’Imperial College de Londres et l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) et publiée récemment dans la revue médicale The Lancet.

 

Un phénomène essentiellement dû à la malbouffe, la sédentarité, ainsi qu’à l’éducation et à la pauvreté, précisent les auteurs, avant d’évoquer également l’hypothèse de « terrains génétiques ».

 

On apprend aussi que c’est aux Iles Cook, en Polynésie, que le taux d’obésité est le plus élevé au monde (30% chez les 15-19 ans). Viennent ensuite à égalité les Etats-Unis, l’Egypte et l’Arabie Saoudite (20%).

 

Afin d’inverser cette tendance, les chercheurs suggèrent d’améliorer l’étiquetage des produits alimentaires pour aider les consommateurs à manger plus sain et de taxer les produits trop gras, trop sucrés et trop salés.

 

Au Royaume-Uni, pays également fortement touché par les problèmes d’obésité et de risques cardio-vasculaires, des experts du British Medical Journal, affirmaient en 2016 qu’une taxe d’au moins 20% serait nécessaire pour commencer à percevoir des effets sur les habitudes alimentaires conduisant à l’obésité. Pour illustrer ces propos, une étude Britannique a révélé que 35% de taxes sur les canettes de boissons avec édulcorants dans une cantine a conduit à une baisse des ventes de 26%. 

Le secrétaire d’Etat à la Santé publique, Steve Brine a déclaré : « Nos adolescents consomment en moyenne l'équivalent d'une baignoire remplie de boissons sucrées chaque année, ce qui contribue au développement inquiétant de l'obésité dans le pays. »

Le Royaume-Uni parlait alors de porter la TVA à 17,5% sur les produits alimentaires nocifs pour la santé afin de réduire jusqu’à 2700 décès liés aux maladies cardio-vasculaires par an. Une nouvelle loi est entrée en vigueur en 2018, ce qui a incité des grandes marques de soda à réduire le taux de sucre dans leurs boissons (sauf Coca-Cola et Pepsi). 

Cependant, l’industrie alimentaire conteste ces actions en affirmant que de telles augmentations conduiraient à des pertes d’emploi conséquentes. 

Un nombre croissant de pays commencent désormais à appliquer ces taxes. Au Mexique par exemple, les ventes chutent lorsque la taxe devient élevée, même dans les ménages les plus défavorisés. Mais est-ce suffisant ?

Qu’en est-il de l’éducation de nos enfants et des accompagnements psychologiques aux personnes souffrant de mal-être dû à l’obésité ?

 

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