Rentrée blues ou anxiété

Le 01/09/17 à 16:50

anxiétéRentrée Blues ou anxiété ?

La rentrée est proche et les vacances se terminent. Pour certains, ce moment de l’année signifie reprendre ses habitudes, un retour nécessaire à une vie organisée et planifiée.

Alors que d’autres peuvent ressentir un malaise, une baisse d’énergie, un manque d’envie, voire de l’anxiété. Pourtant, nous pensons avoir réussi à nous déconnecter, à nous reposer, à faire le plein de vitamine D, et devrions au contraire être en pleine forme. Alors pourquoi ce mal-être soudain et comment faire pour aller mieux ?

Les manifestations de ce mal-être peuvent être multiples allant du simple blues temporaire dû au changement de saison et du rythme de notre vie, jusqu’à la dépression, en passant par l’anxiété, le brown-out ou encore la perte de sens.

Du Blues à l’anxiété

Si vous sentez que tout vous pèse, que vous n’avez plus d’énergie pour vos activités quotidiennes, que vous êtes fatigué en vous levant dès le matin, et que ces sensations sont nouvelles pour vous, vous avez peut-être un passage à vide temporaire qui s’atténuera ou disparaîtra lorsque vous serez de nouveau dans l’action et au cœur de votre vie. Cependant, si ces sensations persistent et que vous perdez le goût à ce que vous faites, que vous perdez l’envie, il peut alors s’agir d’un brown-out ou d’une fatigue chronique (cf. articles sur le brown-out et la fatigue chronique). Dans ce cas, il est conseillé de consulter un professionnel (médecin, psychothérapeute, psychopraticien, sophrologue…) qui pourra vous aider à redonner du sens à votre vie, ou à vous amener à trouver ce qui vous anime vraiment intérieurement.

Enfin, si vous ressentez que des sensations plus physiques commencent à apparaître (accélération du rythme cardiaque, vertiges, du mal à respirer, transpiration, perte du sommeil, douleurs musculaires), elles peuvent être le signe de crises d’angoisse ou de troubles anxieux. Dans ce cas, il est important de consulter un médecin afin qu’il pose un diagnostic et trouve un traitement adapté.

Car l’anxiété, même si elle est instinctive et nécessaire, il y a de la « bonne » et « mauvaise » anxiété, comme pour le stress.

Mais qu’est-ce que l’anxiété ? Et quand est-elle « bonne » ou « mauvaise » ?

Bien que l’on en parle beaucoup, les informations que l’on trouve ne sont pas toujours exactes, notamment lorsqu’il s’agit des soins et des traitements. L’anxiété est devenue l’une des dix causes les plus fréquentes d’arrêt de travail, en nette augmentation ces dernières années.

La définition la plus courante est : « une émotion due à une menace observée ou vécue, qui mène le plus souvent à un évitement ou une esquive de celle-ci ». C’est donc un réflexe instinctif et naturel du corps, un mécanisme de survie archaïque face à une peur. Alors pourquoi de plus en plus de personnes en souffrent de nos jours ?

Concrètement, l’anxiété est la peur de l’avenir, émanant de sentiments négatifs et d’une perte d’espoir de réalisations positives, d’où un excès d’inquiétude de ce qui pourrait nous arriver. Nous nous projetons de plus en plus dans le futur jusqu’à ne plus être capable de profiter de l’instant présent.

Or ce ne sont pas les événements de la vie qui provoquent l’anxiété, mais bien la façon dont nous accueillons et gérons ces événements. Plus nous avons peur de ce qui peut nous arriver, plus nous devenons anxieux, jusqu’à avoir peur d’être anxieux ou avoir peur de voir apparaître des crises d’angoisse.

Voir aussi un autre article sur psychologue.net ici

En quoi l’anxiété peut-elle être une maladie ?

Il est vrai que les symptômes physiques ne conduisent pas nécessairement à des causes organiques, même s’ils sont bien réels. La personne anxieuse est emprisonnée dans des questionnements intenses et quasi-permanents, entrainant des symptômes tels que la tachycardie, les crises d’angoisse, les pensées négatives intrusives, la panique, entre autres. D’où cette difficulté à la considérer comme une maladie. Cependant, elle est bien reconnue comme telle et incluse dans le Manuel Diagnostique et Statistique des Trouble Mentaux.

L’anxiété est donc une maladie psychosomatique issue de troubles émotionnels ou organiques qui affectent l’être tout entier, aussi bien le corps que l’esprit. C’est pour cela qu’un accompagnement pluridisciplinaire incluant un suivi psychologique et médical est souvent préconisé.

Toutefois, il n’est pas toujours nécessaire de passer par un médecin. Parfois, passer par un psychiatre sera plus pertinent car sa spécialité médicale se charge spécifiquement de la santé mentale.

Alors en quoi l’anxiété peut-elle être « bonne » ?

Certaines personnes vont ressentir les symptômes décrits ci-dessus sans pour autant se sentir malade ou affectés sérieusement dans leur vie quotidienne. Dans ces cas, soit ces symptômes se manifesteront de manière ponctuelle suite à des situations plus difficiles ou de stress mais ne se transformeront pas en un trouble durable mettant en danger l’équilibre de leur vie en général. Au contraire, ils donneront l’énergie nécessaire pour affronter les difficultés passagères. Les symptômes disparaîtront une fois qu’une étape sera franchie ou bien qu’une solution sera trouvée.

Mais attention, il est conseillé de rester très prudent et de comprendre que l’anxiété requiert en général un traitement, qu’elle soit intégrée dans un trouble ou non. Le professionnel (médecin, psychiatre, psychologue ou thérapeute) saura poser un diagnostic et établir un plan médical pour le bien et la santé du patient.

Le sport, la méditation ou la sophrologie peuvent-ils traiter l’anxiété ?

Selon la gravité de l’anxiété, les méthodes alternatives peuvent en effet être bénéfiques et même atténuer ou éliminer certains symptômes. Mais il est toujours préférable de partir d’un accompagnement professionnel pluridisciplinaire pour traiter au mieux la maladie. Car n’oublions pas que l’anxiété est une maladie qui peut créer beaucoup de dégâts physiques ou psychiques au-delà d’un mal-être qui nous empêche d’apprécier la vie. Donc, oui aux ressources alternatives dans la mesure où elles restent cadrées et ne se substituent pas à un traitement s’il s’avère nécessaire.

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